Le coaching individuel a trouvé sa place dans l’entreprise il y a déjà quelques années.

Les associations professionnelles ont permis de le développer et de l’encadrer.

La supervision s’est développée dans le même temps en focalisant son action sur la fonction de coach et de thérapeute.

Une nouvelle demande sociale apparaît autour de l’idée de donner une dimension collective à l’accompagnement en entreprise. Comme le montrent les diverses expériences d’analyse de pratiques, cette nouvelle modalité a toute sa place dans le mouvement de l’accompagnement.

De la même manière que le coaching a fait sortir l’accompagnement du champ médico-social pour investir le monde du travail, l’analyse de pratique permet d’étendre la supervision aux pratiques professionnelles en entreprise.

De la même manière qu’elles ont su contribuer à développer et d’encadrer le coaching, les associations professionnelles ont comme mission d’encadrer et de contribuer au développement de ces nouvelles pratiques d’accompagnement.

 

Au delà du champ de l’accompagnement professionnel des coaches, la supervision commence à trouver sa place dans l’accompagnement du développement en continu des compétences professionnelles en entreprise. Comme on l’a vu apparaître pour les thérapeutes ou les éducateurs dans la fin du siècle dernier, on voit aujourd’hui apparaître des pratiques d’accompagnement semblables pour les managers, les formateurs ou d’autres professions comme les chefs de projet, les chefs d’équipe etc.

En complément du champ de la supervision des coaches et des thérapeutes, la supervision commence à trouver sa place dans l’accompagnement du développement en continu des compétences professionnelles en entreprise.

 

Il peut paraitre nécessaire d’explorer baliser et cartographier ces nouveaux territoires de pratique

 

RAISONS D’ETRE DU GROUPE DE TRAVAIL

 

1) Explorer les nouveaux territoires de la supervision

Le projet de ce groupe est bien de tenter de baliser ce développement de la supervision dans le champ de la professionnalisation en général.

Nous proposons d’engager une réflexion autour de thèmes comme :

– Les fonctions

– Le référentiel de compétence

– Aspects méthodologique

– Aspect marketing

 

2) Développer un nouveau cœur de compétence

Il apparaît nécessaire de développer un nouveau cœur de compétence, favoriser l’émergence d’un nouveau marché et de renforcer des passerelles entre le monde de l’accompagnement et de l’entreprise.

 

Ce groupe de travail est ouvert aux coaches expérimentés et aux superviseurs de l’EMCC soucieux de réfléchir au développement des pratiques de supervision dans de nouveaux champs de pratiques.

Le projet de l’atelier est de réfléchir à l’orientation de la supervision vers le champ de la professionnalisation.

 

Ce groupe se donne comme objectif de tenter d’explorer la professionnalité[1] du superviseur autour de 3 champs de questionnement

 

1) limites du champ d’action

Quelle est la limite du champ professionnel du superviseur des pratiques professionnelles ?

La notion de supervision couvre un champ d’application aux limites incertaines. On peut superviser des managers comme on peut superviser un chantier ou un centre d’appel. Mais est ce le même métier ? Avec la même finalité et les mêmes compétences ?

Quelles sont les limites du champ de préoccupation de l’EMCC en ce qui concerne cette supervision des pratiques professionnelles ? Doit-on se limiter à la supervision des professionnels de l’accompagnement comme les consultants VAE ou les formateurs ? Doit-on circonscrire notre analyse aux professionnels dans leur mission d’accompagnant comme le manager en tant qu’accompagnant de ses équipes sans prendre en compte ses autres missions qui n’auraient pas à faire l’objet d’une supervision ? Auquel cas, un manager n’aurait pas à être supervisé sur sa manière de s’organiser ou sur ses relations avec son institution ?

Ou au contraire doit-on considérer que la supervision professionnelle, dans sa mission de développement de compétence et d’entretien de la santé professionnelle, n’a pas à fixer de limites en ce qui concerne le public qui pourrait en bénéficier ?

Comment contribuer au développement de ce champ de pratique en identifiant les limites et les risques de dérive ?

 

 

2) compétences spécifiques

La délimitation du champ de préoccupation nous amènera tout naturellement à poser la question des compétences associées.

Quelles sont les compétences spécifique du superviseur des pratiques professionnelles : en quoi sont elles différentes du superviseur de coach ? Sont elles qualitativement différente ? Ou n’est ce qu’une reconfiguration de ces compétences ?

Peut-on alors construire un référentiel de compétence spécifique ?

 

3) spécificité de la mission du superviseur

La mission du superviseur des pratiques professionnelles est-elle qualitativement différente de la mission du superviseur de coach ? En quoi  est elle spécifique ?

 

Pour initier cette réflexion nous pourrons nous appuyer sur différents documents internes de l’EMCC documents mis à notre disposition par Michel Moral chargé de la recherche au sein de l’EMCC, et sur les travaux de la commission compétence du superviseur conduit par PSF en 2016 et en voie d’achèvement auquel nous avons été associé Olivier Raynal Benoit et moi-même.

Ces documents seront mis à disposition des membres du groupe de réflexion.

 

Au delà des questions posées ici se posera la question de la validation des compétences des superviseurs de l’entreprise par l’EMCC : comment reconnaître un superviseur de pratiques professionnelles et comment en valider les compétences ?

Pour les personnes intéressées par un travail de reflexion sur la supervision des pratiques professionnelles je vous invite à vous inscrire à une soirée de rencontre qui aura lieu prochainement. Je reste à votre disposition pour plus d’information sur ce groupe.

Denis Bismuth

[1] Professionnalité : contour et contenu d’une profession

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